Travail sur la musicalité à la danse,le professeur dit:
En musique,le silence est encore de la musique.
De même dans le discours du patient, le silence ponctue ses paroles,comme une pause,une respiration.
Temps nécessaire parfois pour que le patient intègre des contenus psychiques avant une nouvelle verbalisation.
Parfois ce silence renvoie à une période antérieure à l’apprentissage du langage,à un temps de son enfance où il n’avait pas encore les mots pour dire.
L’analyste accompagne,écoute aussi le silence et l’interprète comme le reste des paroles du patient.
Le silence est corrélatif de la parole.
Le silence peut aussi être obstacle,résistance à la verbalisation,peut exprimer un vide,l’absence ou la mort.
Il peut être rétention avec un ressenti de puissance ou comme une bouderie d’enfant: »je ne te parle plus! »
Du côté de l’analyste,à qui il est souvent reproché de ne pas parler,il est évident que les interprétations viennent de lui.
Il attend souvent dans le silence le moment opportun pour communiquer des éléments d’interprétation.
Le silence de l’analyste n’est pas silence,dit Lacan,mais écoute.
Il a une portée d’interprétation,la portée d’un dire qui n’est pas véhiculé par les mots.
Le silence est un dire silencieux.
Lorsque l’analyste ne répond pas à une question du patient par exemple, le patient va essayer d’apporter seul la réponse qu’il imagine que l’analyste lui donnerait.
Sujet passionnant...
Bonne soirée à vous,je vous embrasse.
Do